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	<title>contributions</title>
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	<description>idées réactions réflexions</description>
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		<title>contributions</title>
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		<title>un peu de morale de comportement ne saurait nuire</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 16:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 - contributions perso]]></category>
		<category><![CDATA["hod up""arnaque""PS""royal-Aubry"]]></category>

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		<description><![CDATA[Après l&#8217;épisode de Frangy où Arnaud Montebourg  et Benoit Hamon avaient clairement proposé la feuille de route en conjuguant avec bonheur l&#8217;indispensable rénovation du parti et la réaffirmation des fondamentaux d&#8217;une gauche socialiste attentive à ses principes autant qu&#8217;à ses valeurs et exigeante sur son projet, celui de La Rochelle pouvait laisser espérer aux [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=900&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">Après l&#8217;épisode de Frangy où Arnaud Montebourg  et Benoit Hamon avaient clairement proposé la feuille de route en conjuguant avec bonheur l&#8217;indispensable rénovation du parti et la réaffirmation des fondamentaux d&#8217;une gauche socialiste attentive à ses principes autant qu&#8217;à ses valeurs et exigeante sur son projet, celui de La Rochelle pouvait laisser espérer aux militants que nous sommes ainsi qu&#8217;aux français qui nous attendent, la perspective d&#8217;un parti socialiste enfin apaisé.  Las, l&#8217;effet n&#8217;aura été que de courte durée.      Les rivalités de personnes ressurgissent à la moindre occasion. Et la publication du bouquin d&#8217;Antonin André et de Karim Rissouli y contibrue opportunément.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-900"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Ces deux-là sont probablement d&#8217;honnêtes hommes. Rien ne me permet d&#8217;en douter  en tous cas,ne disposant, pas plus que d&#8217;autres, je crois, des informations nécessaires à me forger une opinion.      Ce qui est déplorable en revanche, c&#8217;est l&#8217;exploitation qu&#8217;on en fait pour continuer à règler des comptes. Si l&#8217;affaire se révèle fondée, elle confirmera que notre parti n&#8217;est toujours pas remis de ses frasques. Les plus anciens se souviennent avec moi des cartes fictives qui fournissaient à quelques fédérations les mandats qui ont assuré, par le passé, les majorités du Parti. Evidemment, cela ne nous grandit pas collectivement et persiste à être détestable. S&#8217;il ne s&#8217;agissait en revanche que d&#8217;une nouvelle tentative de déstabilisation &#8211; de décrédibilisation &#8211; du Parti et de son équipe dirigeante, faudrait-il alors tomber dans un piège aussi grossier. Ce ne serait malheureusement pas la première fois qu&#8217;en se réfugiant derrière le sacro-saint principe de la liberté d&#8217;expression, des écrits malveillants mettraient en cause une organisation politique, associative ou syndicale.      Encore une fois, j&#8217;ignore la part du vrai et celle des supputations. Ce que je crois en revanche, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;était probablement pas nécessaire de sauter sur la première occasion comme le fait publiquement Ségolène Royal en appuyant un peu plus sur la tête de Martine Aubry. Au fond, la stratégie ne consiste qu&#8217;à entacher la moralité de la Première secrétaire et, au-delà d&#8217;elle, de tout le Parti, jetant par avance le doute sur toute procédure de désignation, primaires y compris.      J&#8217;ai payé, pour ma part, le prix lourd des mise en cause et des accusations infondées. Et je sais que, même conforté par des décisions de justice confondant les auteurs de ces ignominies, le poids des accusations profite plus à ceux qui les profèrent qu&#8217;à ceux qui les subissent injustement.      Voilà pourquoi je crois urgent d&#8217;en appeler à une morale de comportement qui me semble bien étrangère à celles et ceux qui cherchent à se draper de blanc dans cette mauvaise affaire.     De grâce, ne nous laissons pas embarquer, une fois encore, dans des règlements de compte qui apprtiennent &#8211; en tous cas je le souhaite &#8211; à un temps révolu.     Aujourd&#8217;hui, militants, sympathisants et électeurs nous attendent sur le terrain politique. La dynamique engagée à La Rochelle doit nous y conduire. Aucun responsable, quel qu&#8217;il soit ne peut prendre le risque de la faire échouer sauf à parier sur le suicide collectif des socialistes.</p>
<p>D.A</p>
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		<title>PS: pendant la débâcle, l&#8217;appareil se maintient!</title>
		<link>http://dauduc.wordpress.com/2009/06/10/ps-pendant-la-debacle-lappareil-se-maintient/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 16:02:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 - contributions perso]]></category>
		<category><![CDATA[5 - concernant le Parti socialiste]]></category>
		<category><![CDATA["parti socialiste""déroute électorale""refondation""rnovation""reconstruction"]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une soirée électorale quasi cauchemardesque pour le Parti socialiste, on pouvait espérer un sursaut de dignité. Au lieu de quoi, le même spectacle se poursuit: pendant la débâcle, l&#8217;appareil se maintient!
Voilà sans doute de quoi redonner de la confiance à un électorat désespérément volatilisé.
D&#8217;abord, au plan du symbole, quand il existe tellement de salles [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=894&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">Après une soirée électorale quasi cauchemardesque pour le Parti socialiste, on pouvait espérer un sursaut de dignité. Au lieu de quoi, le même spectacle se poursuit: pendant la débâcle, l&#8217;appareil se maintient!<br />
Voilà sans doute de quoi redonner de la confiance à un électorat désespérément volatilisé.<br />
D&#8217;abord, au plan du symbole, quand il existe tellement de salles populaires dans ce pays, l&#8217;aéropage du directoire socialiste ne trouve rien de mieux que de convoquer son Conseil national dans un grand hôtel parisien.Bonjour le message aussi bien à l&#8217;égard des classes populaires que des classes moyennes dont on pleure, à leur tour, la désaffection.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-894"></span><br />
Le décor planté, <em>maladroitement</em>, on pouvait peut-être imaginer qu&#8217;il y ait du contenu dans le scénario. Las, les vieilles recettes nous sont resservies.<br />
Quand il s&#8217;agit de décréter l&#8217;état d&#8217;urgence, on nous invite à &#8220;<em>six mois pour changer de cap</em>&#8220;. Bien sûr, six mois pour transformer le parti, cela peut paraître bref. Mais au moins qu&#8217;on n&#8217;attende pas pour fixer le cap!<br />
Après la déculottée du 7 juin, pourquoi faillir encore le 9 et renvoyer aux calendes les indispensables remises à plat idéologiques, stratégiques et structurelles ?<br />
Comme d&#8217;habitude, quand il y a le feu dans la maison, on se promet d&#8217;en parler plus tard en espérant secrètement qu&#8217;il soit étouffé&#8230;<br />
Pense-t-on ensuite que le mal qui nous ronge puisse se panser sinon se guérir par l&#8217;attribution de quelques maroquins à Pierre, Vincent ou les autres&#8230;quoi qu&#8217;on puisse penser d&#8217;eux?<br />
Pense-t-on sérieusement, qu&#8217;alors  qu&#8217;on attend de l&#8217;audace, l&#8217;installation d&#8217;un <em>Comité des Sages</em> soit une réponse appropriée?<br />
Pense-t-on enfin qu&#8217;en confiant à Ségolène la mission de &#8220;<em>porter le message du Parti socialiste dans le monde</em>&#8220;, on ait fait ce qu&#8217;il fallait pour qu&#8217;enfin nous ayons un message à porter dans le monde?</p>
<p style="text-align:justify;">Bien sûr, il ne s&#8217;agit pas de tirer à bras raccourcis sur la Première Secrétaire. C&#8217;est un sport dont on sait qu&#8217;il est prisé chez les socialistes.Mais pour autant, il ne s&#8217;agit pas, une fois de plus, d&#8217;accorder un blanc-seing au seul prétexte du rassemblement de tous les egos. Cette stratégie perdante a déjà été celle mise en œuvre à Reims; celle aussi qu&#8217;on nous avait présentée au Mans comme la seule raisonnable.<br />
Quand le parti &#8220;crève&#8221; la bouche ouverte, il est indécent de consacrer l&#8217;essentiel de son énergie à partager les vivres à quelques-uns quand la plupart désespèrent de la survie collective.<br />
&#8220;<em>Discuter avec l&#8217;ensemble de la gauche</em>&#8221; ne relève que du slogan quand on n&#8217;est pas en mesure de savoir ce que l&#8217;on est prêt à mettre dans la discussion.
</p>
<p style="text-align:justify;">Décidément non, la déroute du 7 juin 2009 pas plus que celle d&#8217;avril 2002 ne provoque l&#8217; indispensable sursaut.</p>
<p style="text-align:justify;">A force de tourner sur lui-même et pour lui même, l&#8217;appareil du Parti ne fait qu&#8217;accroître sa cécité et son autisme.<br />
Quand tout plaide pour stigmatiser le déficit de projet et l&#8217;écart toujours plus grand entre les aspirations des citoyens et les propositions qui leur sont faites, il y a quelquechose de navrant à se livrer publiquement à ces opérations de rafistolage des susceptibilités.<br />
La situation appelle autre chose de bien plus fort que quelques arrivées à la direction &#8211; même si elles n&#8217;ont rien d&#8217;illégitimes &#8211; pour une <em>nouvelle gouvernance</em> ou la convocation d&#8217;un Comité des Sages.<br />
A force d&#8217;avoir, depuis des décennies, consacré l&#8217;essentiel de nos préoccupations à soulager les aspirations des unes et des uns, on a complètement perdu de vue les mutations sociales, économiques, environnementales auxquelles les citoyens attendent qu&#8217;on apporte des réponses. Evidemment, elles ont été intellectualisées, inscrites dans les discours. Mais on s&#8217;est bien gardé de les décliner de manière concrète dans l&#8217;objectif de changer le quotidien des gens. Le Parti s&#8217;est embourbé dans un discours raisonnable, empreint de cette fameuse culture de gouvernement et il a fini par s&#8217;immobiliser en rase campagne.<br />
A vouloir, comme on l&#8217;a fait sur la question européenne, gommer toutes les aspérités, on a fini par jeter le bébé avec l&#8217;eau du bain.<br />
Au lieu de nous enrichir de nos différences, de les utiliser à construire des perspectives nouvelles, on les a chloroformées.<br />
L&#8217;argument d&#8217;autorité est celui de l&#8217;expérience des &#8220;savants&#8221;.<br />
La voix militante est supsecte surtout si elle ose, surtout si elle est iconoclaste.<br />
Les apparences sont quelquefois sauves: on jette alors quelques miettes à la piétaille des &#8220;tracteurs&#8221; ou des colleurs d&#8217;affiche en leur suggérant de réfléchir. Mais de quel poids  cette réflexion pèse-elle en face  des oracles des experts?<br />
Qui n&#8217;a connu ces longues réunions où s&#8217;élaborent les réflexions partagées et qui toujours se terminent par la délivrance du message de celle ou de celui qui sait parce qu&#8217;il a gouverné, qu&#8217;il gouverne, qu&#8217;il légifère ou tout simplement qu&#8217;il administre?<br />
Qui ne s&#8217;est entendu dire qu&#8217;il avait de bonnes idées mais qu&#8217;au fond tout cela n&#8217;était pas très réaliste au regard des contingences?<br />
On ne développe pas de l&#8217;espoir en réduisant toujours l&#8217;éspérance à la toise arbitraire du domaine du possible.<br />
La politique se nourrit d&#8217;utopies, de volontés de ruptures et de dépassement de tous les ordres établis. Elle n&#8217;est, sinon, que son propre fantôme et se perd, par dilution, dans la seule fonction de gestion.<br />
A tous les échelons du Parti, les mêmes phénomènes se reproduisent et c&#8217;est bien ce qui le gangrène. Son potentiel de confiance s&#8217;amenuise de manière inversement proportionnelle à la construction de multiples potentats.<br />
Les militants ne sont d&#8217;ailleurs utiles qu&#8217;au service de ceux-ci;  si, d&#8217;aventure il leur venait à l&#8217;esprit de faire usage de leur liberté de pensée et de leur droit de divergence, alors, ils seraient écartés, avec ou sans égards.<br />
Si nous ne sortons pas, une fois pour toute, de ces modes de fonctionnement, aucun sursaut jamais ne sera possible.<br />
Le Parti socialiste est en train de se &#8220;radicaliser&#8221;, au sens de l&#8217;histoire du Parti Radical. Nous aurons bientôt plus d&#8217;élus que de militants et ne représenterons peut-être bientôt pas plus que ce  représentent aujourd&#8217;hui les radicaux.<br />
Bien sûr, un tissu compact d&#8217;élus est indispensable; un parti d&#8217;élus, en revanche, n&#8217;a aucun intérêt. Sans opposer les uns et les autres, il nous faut construire un parti de militants porteurs d&#8217;idées, de propositions, d&#8217;expérimentations sociales, économiques, environnementales parce qu&#8217;ils seront investis dans le tissu associatif, syndical, mouvementiste et qu&#8217;ils trouveront dans le parti le lieu d&#8217;expression politique de leurs expériences. Il nous faut nous souvenir qu&#8217;un élu n&#8217;est qu&#8217;un militant à qui l&#8217;on a momentanément confié quelques responsabilités dont il mesure la validité de l&#8217;exercice dans la confrontation avec le mouvement des idées politiques.<br />
C&#8217;est au prix de cette mutation-là, parce qu&#8217;elle est la seule garantie pour préserver notre capacité d&#8217;audace, que le Parti socialiste peut survivre et non pas comme on le constate désespérément, au prix de la préservation et de la distribution des places.<br />
Les citoyens écœurés par les manigances d&#8217;appareil qui occupent l&#8217;essentiel de l&#8217;actualité du Parti redécouvriront peut-être alors qu&#8217;il y a encore une force socialiste, fidèle à ses valeurs et capable d&#8217;ouvrir les espaces indispensables aux mutations du monde moderne.<br />
Appelons-ça rénovation, reconstruction, refondation&#8230;peu importe les mots pourvu qu&#8217;on s&#8217;y engage résolument.Vite.<br />
<strong>D.A. 10/06/2009</strong></p>
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		<item>
		<title>Européennes: le coupable mépris.</title>
		<link>http://dauduc.wordpress.com/2009/06/07/europeennes-le-coupable-mepris/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 22:48:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 - contributions perso]]></category>

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		<description><![CDATA[A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire!
Avec 43.55% de participation sur l&#8217;ensemble du territoire européen, les conservateurs maintiennent leur emprise sur une construction européenne en déshérance. Evidemment, on ne saurait parler d&#8217;une victoire d&#8217;adhésion quand près de trois citoyens européens sur cinq dédaignent ainsi le scrutin. Il faut dire aussi l&#8217;inopérance des propositions alternatives.
L&#8217;Europe [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=891&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire!</p>
<p style="text-align:justify;">Avec 43.55% de participation sur l&#8217;ensemble du territoire européen, les conservateurs maintiennent leur emprise sur une construction européenne en déshérance. Evidemment, on ne saurait parler d&#8217;une victoire d&#8217;adhésion quand près de trois citoyens européens sur cinq dédaignent ainsi le scrutin. Il faut dire aussi l&#8217;inopérance des propositions alternatives.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;Europe est malade, nous le savions. Désormais, elle risque l&#8217;agonie.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-891"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Le traitement ultra-libéral qui lui est appliqué depuis trop longtemps déjà et que l&#8217;ordonnance de Lisbonne va encore amplifier, la discrédite auprès de la  grande majorité  des citoyens européens.</p>
<p style="text-align:justify;">Le drame dans cette affaire, c&#8217;est de prendre conscience qu&#8217;avec leur score majoritaire de 37% des suffrages exprimés, les &#8220;conservateurs&#8221; du PPE ne représentent que 16.8% des citoyens européens ( 22.5% avec leurs alliés de l&#8217;Alliance des Démocrates libéraux) soit tout juste deux européens sur dix pour nous imposer l&#8217;amère potion du libéralisme financier.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, c&#8217;est la question du sens démocratique qui est posée. Certes, on peut considérer que l&#8217;offre démocratique existe bel et bien dès lors que la liberté de concourir est préservée pour tous. Mais le triomphe n&#8217;est pas glorieux lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de celui de l&#8217;ordre établi. Bien sûr, ce dernier n&#8217;a rien d&#8217; expressément totalitaire; il l&#8217; est en revanche sournoisement, avec la complicité coupable des principaux concurrents.</p>
<p style="text-align:justify;">La situation française &#8211; à l&#8217;image de l&#8217;ensemble de l&#8217; Europe &#8211; illustre parfaitement le propos. Avec près de 28% des voix, l&#8217;UMP ne rassemble que 11.3% du corps électoral soit un peu plus d&#8217;un citoyen sur dix. Le PS n&#8217;en rassemble qu&#8217;à peine 6.7% soit beaucoup moins d&#8217;un citoyen sur dix. Les europhobes de tous poils n&#8217;entrainent pas non plus l&#8217;adhésion et restent, au bout du compte, singulièrement marginaux.</p>
<p style="text-align:justify;">Le taux record d&#8217;abstention est le seul qui mérite d&#8217;être considéré: quand six électeurs sur dix font le choix de ne pas participer, on peut légitimement en déduire que c&#8217;est probablement parce que rien d&#8217;enthousiasmant ne leur est offert.La preuve a contrario se manifeste dans le succès d&#8217;Europe Ecologie.</p>
<p style="text-align:justify;">Le scrutin de 2004 n&#8217;avait pas beaucoup plus mobilisé que celui d&#8217; hier, avec un taux d&#8217;abstention de 57.24% pour 59.52% cette année. Il faut dire en toute honnêteté que l&#8217;offre politique de 2004, fort semblable à celle de 2009, n&#8217;avait pas de quoi faire vibrer la fibre européenne des électeurs français. Pourtant, lorsque un an plus tard, on s&#8217;est mis à parler de vrais choix d&#8217;orientation politiques de la construction européenne, ce sont près de 70% (69.37%) des électeurs qui se sont déplacés et 97.50% qui ont exprimé un choix alternatif. Difficile alors de plaider leur désintérêt pour la cause européenne!</p>
<p style="text-align:justify;">Ce qui est vrai en revanche, c&#8217;est qu&#8217;à considérer quantité négligeable l&#8217;opinion qu&#8217;ils avaient exprimée en la contrariant par voix parlementaire, on a pris le risque simplement qu&#8217;ils témoignent à leur tour leur mépris.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans un contexte de crise économique, sociale et environnementale majeure, on aurait pu espérer que les socialistes -<em> plus encore que les autres </em>- fassent preuve d&#8217;un peu d&#8217;audace, qu&#8217;ils ouvrent la perspective d&#8217;un changement véritable. Au lieu de quoi, nous avons collectivement commis la faute du mépris au profit de la préservation des avantages acquis.</p>
<p style="text-align:justify;">Parce qu&#8217;au fond, le courage politique &#8211; celui qui veut qu&#8217;on prenne des risques en bousculant les confortables habitudes &#8211; nous a cruellement fait défaut: on a préféré passer par pertes et profits les enseignements de 2005 dans le seul objectif de préserver les intérêts d&#8217;appareil. Cela se paye au prix fort.</p>
<p style="text-align:justify;">Confondu dans le magma européen du PSE, le Parti socialiste français sombre avec lui, à l&#8217;image du Titanic: au delà de nos frontières nationales, les effets sont les mêmes partout.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>D.A. 7/06/2009</strong></p>
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		<title>Recherche et enseignement supérieur: le dogme du marché et de la compétitivité</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 06:26:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[4 - réflexions-débats]]></category>

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		<description><![CDATA[Quel est le constat que l&#8217;on peut dresser aujourd&#8217;hui en matière de recherche et d&#8217;enseignement supérieur ?  On ne peut qu&#8217;être frappé par la puissance et la cohérence du programme qui est appliqué, depuis quelques années, dans les différents États européens. Ce programme a été édicté lors du sommet de Seattle en 1998 sous la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=889&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">Quel est le constat que l&#8217;on peut dresser aujourd&#8217;hui en matière de recherche et d&#8217;enseignement supérieur ?  On ne peut qu&#8217;être frappé par la puissance et la cohérence du programme qui est appliqué, depuis quelques années, dans les différents États européens. Ce programme a été édicté lors du sommet de Seattle en 1998 sous la forme de cinq « recommandations » : favoriser la liberté de circulation des étudiants, abandonner les diplômes nationaux, harmoniser les cursus, mettre en place un système de contrôle et d&#8217;évaluation de l&#8217;enseignement supérieur, diminuer la part des financements publics. La partition a donc été écrite par la gouvernance mondiale. Elle a été mise en musique par les traités européens.</p>
<p><span id="more-889"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Elle est aujourd&#8217;hui orchestrée par les États-membres, au mépris de la souveraineté des peuples. Peu de citoyens connaissent la partition, qui, il faut bien le dire, est écrite pour être intelligible aux seuls experts. En revanche, on connaît la musique : les traités européens ont pris soin de lui donner des accents mélodieux, propres à séduire les oreilles des habitants du vieux continent. Du programme « Socrate » à « Erasmus », en passant par « Léonard de Vinci », la tonalité est des plus humanistes. La chanson douce a pourtant des accents féroces : mise en place du système LMD, loi LRU sur l&#8217;autonomie des universités, remise en question du statut des enseignants-chercheurs, privatisation de la recherche, fétichisation de l&#8217;évaluation, passage d&#8217;un mode de gouvernement collégial à un mode de gouvernement « managerial » des universités, autant de « réformes » qui préparent la constitution d&#8217;un marché de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche.<br />
Bien sûr, il ne s&#8217;agit pas de privatiser immédiatement ces deux secteurs. Les néo-libéraux ne sont pas des têtes brûlées : ils ne tiennent pas à ce que les citoyens descendent dans la rue. Plus habilement, il s&#8217;agit de préparer les esprits à l&#8217;idée que le chercheur est un entrepreneur (dont la première « recherche » est celle d&#8217;un financement), que la recherche doit être « innovante » (c&#8217;est-à-dire déboucher sur des brevets), que la formation consiste à produire du « capital humain » (c&#8217;est-à-dire des agents économiques qui ne seront jamais instruits de rien mais qui pourront se recycler tout au long de leur vie professionnelle, pour maintenir leur niveau d&#8217;employabilité), que l&#8217;étudiant est un client (qui achète sur le marché un diplôme dont la valeur dépend du prestige de l&#8217;université qui le délivre, prestige qui est lui-même fonction du montant des frais d&#8217;inscription), et, surtout, que le savoir est un bien économique.<br />
L&#8217;université est aujourd&#8217;hui le théâtre d&#8217;une révolution qui transforme radicalement la conception du savoir, ses règles de production et de vérification, mais également sa place dans la vie sociale et dans la culture. Cette révolution est si profonde qu&#8217;il convient de parler d&#8217;un « nouvel ordre » dans l&#8217;enseignement supérieur et la recherche. Il s&#8217;agit d&#8217;une révolution silencieuse, qui a été préparée dès les années 1990 dans le cadre des instances économiques et financières internationales (OMC, OCDE, etc.) au nom de la nouvelle gouvernance mondiale, et qui a été ensuite relayée par les institutions européennes, dans le cadre, notamment, des traités de Bologne et de Lisbonne. Cette révolution vise à créer une « économie de la connaissance ». Elle implique par conséquent un changement de paradigme. Le savoir n&#8217;est plus un bien en soi, mais un bien économique. A l&#8217;instar de la santé, il est désormais sommé d&#8217;entrer dans ce que Marx appelait la « forme-marchandise ». L&#8217;un des principaux effets de ce changement de paradigme a été de déplacer l&#8217;instance de légitimation en matière de savoir : les lieux académiques ont été progressivement dépossédés de leur légitimité au profit des institutions financières qui, au niveau mondial, décident désormais des politiques qu&#8217;il faut mettre en oeuvre au niveau national.<br />
Tout se passe comme si un véritable rouleau-compresseur était non seulement en train d&#8217;uniformiser les politiques des Etats-membres en matière de recherche et d&#8217;enseignement supérieur, mais aussi d&#8217;éradiquer le modèle qui s&#8217;était imposé bon an mal an en Europe sous l&#8217;impulsion de l&#8217;humanisme puis des Lumières. On assiste par conséquent à une bien curieuse régression : alors que les philosophes du XVIIe siècle n&#8217;ont eu de cesse de libérer le savoir des dogmes qui étaient susceptibles de l&#8217;aliéner et des tutelles qui étaient susceptibles de l&#8217;asservir, les néo-libéraux n&#8217;ont aujourd&#8217;hui de cesse de l&#8217;inféoder à un nouveau dogme, celui du marché et de la compétitivité.
</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Marie Perret &#8211; <a href="http://www.ufal.org/" target="_blank">UFAL</a></em></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dauduc.wordpress.com/889/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dauduc.wordpress.com/889/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dauduc.wordpress.com/889/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dauduc.wordpress.com/889/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dauduc.wordpress.com/889/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dauduc.wordpress.com/889/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dauduc.wordpress.com/889/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dauduc.wordpress.com/889/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dauduc.wordpress.com/889/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dauduc.wordpress.com/889/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=889&subd=dauduc&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Le clivage oui-non perdure, quatre ans après le référendum européen</title>
		<link>http://dauduc.wordpress.com/2009/05/28/le-clivage-oui-non-perdure-quatre-ans-apres-le-referendum-europeen/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2009 17:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[4 - réflexions-débats]]></category>
		<category><![CDATA["europe""oui-non""clivage oui-non""élections européennes"]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 29 mai 2005, 54,6 % des électeurs français, interrogés par référendum, disaient non au traité constitutionnel européen. La campagne avait profondément divisé les partis politiques et les électeurs. Deux camps, radicalement opposés, s&#8217;étaient affrontés, dans un débat très largement suivi par les Français. Quatre ans plus tard, que reste-t-il de ce clivage entre le [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=886&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">Le 29 mai 2005, 54,6 % des électeurs français, interrogés par référendum, disaient non au traité constitutionnel européen. La campagne avait profondément divisé les partis politiques et les électeurs. Deux camps, radicalement opposés, s&#8217;étaient affrontés, dans un débat très largement suivi par les Français. Quatre ans plus tard, que reste-t-il de ce clivage entre le camp du oui et celui du non ? Cette divergence est-elle encore pertinente dans la manière dont les Français perçoivent les enjeux de la construction européenne ? Réponse de Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof (Sciences-Po-CNRS).<br />
<span id="more-886"></span></p>
<p>Le clivage oui-non du référendum de 2005 perdure-t-il dans cette campagne ?
</p>
<p style="text-align:justify;">Il n&#8217;apparaît pas aussi fortement qu&#8217;il y a quatre ans. Il s&#8217;est produit, entre-temps, une série d&#8217;événements qui ont un peu modifié la donne : l&#8217;élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, les recompositions en cours à l&#8217;intérieur de la gauche et les débats internes au PS, le MoDem et, bien sûr, la crise économique. Mais cela ne veut pas dire que ce clivage a disparu du paysage. L&#8217;Europe continue de travailler l&#8217;espace politique français, à gauche comme à droite. Dans les enquêtes électorales conduites par le Cevipof en 2007, on trouve trace du référendum de 2005 : par exemple, dans l&#8217;opposition entre ceux qui perçoivent positivement ou moins positivement l&#8217;Europe, les différentes manières dont les Français se représentent aujourd&#8217;hui l&#8217;intégration européenne. On voit bien pourquoi les partis politiques n&#8217;ont pas intérêt à réveiller ce clivage, en disant &#8221; ce débat est derrière nous&#8221;, mais c&#8217;est aller un peu vite en besogne.</p>
<p>Quelles formes prend aujourd&#8217;hui cette opposition ?</p>
<p style="text-align:justify;">Cela passe par certaines thématiques : les conséquences économiques et sociales de la construction européenne suscitent des craintes à gauche. La question de l&#8217;identité nationale est sensible, notamment pour l&#8217;extrême droite. Sans compter l&#8217;élargissement, notamment à la Turquie, question qui traverse toutes les familles politiques. Il y a dix-sept ans, lors du référendum sur Maastricht, le grand débat était entre une vision intégrationniste et une option souverainiste. Aujourd&#8217;hui, cette seule dimension ne suffit plus. Le principe de l&#8217;intégration européenne fait sans doute moins clivage que ses modalités de mise en oeuvre. Cela explique, à gauche, la focalisation de la campagne sur l&#8217;Europe sociale contre l&#8217;Europe libérale. Et si l&#8217;on se penchait sur la question de savoir quel type d&#8217;Europe est souhaité, on s&#8217;apercevrait vite qu&#8217;à l&#8217;intérieur des familles politiques, les positions ne sont pas homogènes. C&#8217;est la raison pour laquelle les partis politiques ont du mal à faire campagne sur la thématique européenne.</p>
<p>L&#8217;Europe dépasse-t-elle le clivage gauche-droite ?</p>
<p style="text-align:justify;">Cette question est au coeur des analyses. Le clivage gauche-droite n&#8217;est pas la seule clé d&#8217;interprétation des attitudes des électeurs face à l&#8217;Europe. L&#8217;Europe présente pour les citoyens un caractère multidimensionnel. A l&#8217;intérieur des familles d&#8217;électeurs, on a des nuances. Par ailleurs, l&#8217;Europe est perçue à travers différentes facettes.</p>
<p style="text-align:justify;">On entend souvent que cette campagne ne démarre pas. Par rapport à la campagne de 2004, percevez-vous une grande différence ?</p>
<p style="text-align:justify;">En 2004, la campagne était assez atone, mais elle avait été marquée par un double enjeu, européen et national : l&#8217;arrivée des dix nouveaux membres et le fait que le scrutin se déroulait deux ans après le 21 avril 2002. L&#8217;élargissement à une Europe à 25 et le challenge pour le PS d&#8217;arriver à se remettre électoralement du traumatisme de 2002 avaient donné à au débat de 2004 un peu plus de relief que celui d&#8217;aujourd&#8217;hui. Ce qui me frappe le plus dans la campagne française, c&#8217;est qu&#8217;elle n&#8217;arrive pas à trouver ses thèmes, ses rythmes ni ses enjeux. Et pourtant les résultats vont être l&#8217;objet d&#8217;une grosse bataille d&#8217;interprétation tant à gauche qu&#8217;à droite.</p>
<p style="text-align:right;"><em><a href="http://www.lemonde.fr/elections-europeennes/article/2009/05/28/le-clivage-oui-non-perdure-quatre-ans-apres-le-referendum-europeen_1199125_1168667.html" target="_blank">emprunté à Le Monde</a></em></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dauduc.wordpress.com/886/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dauduc.wordpress.com/886/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dauduc.wordpress.com/886/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dauduc.wordpress.com/886/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dauduc.wordpress.com/886/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dauduc.wordpress.com/886/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dauduc.wordpress.com/886/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dauduc.wordpress.com/886/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dauduc.wordpress.com/886/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dauduc.wordpress.com/886/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=886&subd=dauduc&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>sans avoir à choisir entre le Modem et le NPA, le socialisme peut tracer le sillon original d&#8217;un monde différent.</title>
		<link>http://dauduc.wordpress.com/2009/05/21/le-credit-du-ps-est-loin-detre-aussi-emousse-que-celui-de-la-noria-des-egos-qui-sy-bousculent/</link>
		<comments>http://dauduc.wordpress.com/2009/05/21/le-credit-du-ps-est-loin-detre-aussi-emousse-que-celui-de-la-noria-des-egos-qui-sy-bousculent/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 May 2009 07:55:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 - contributions perso]]></category>
		<category><![CDATA["élections européennes""sondages""europe libérale""gauche européenne"]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://dauduc.wordpress.com/?p=879</guid>
		<description><![CDATA[A l&#8217;exception notoire de celle du referendum de 2005, aucune campagne européenne n&#8217;aura réussi à mobiliser les électeurs. Et l&#8217;actuelle ne se distingue pas beaucoup des autres.
On nous abreuve quotidiennement de chiffres et de commentaires sur l&#8217;avance de l&#8217;UMP et la perdition des socialistes qui, au bout du compte,  n&#8217;ont pas vocation à réveiller l&#8217;esprit [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=879&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">A l&#8217;exception notoire de celle du referendum de 2005, aucune campagne européenne n&#8217;aura réussi à mobiliser les électeurs. Et l&#8217;actuelle ne se distingue pas beaucoup des autres.<br />
On nous abreuve quotidiennement de chiffres et de commentaires sur l&#8217;avance de l&#8217;UMP et la perdition des socialistes qui, au bout du compte,  n&#8217;ont pas vocation à réveiller l&#8217;esprit citoyen.<br />
Les efforts de mobilisation restent vains, à droite comme à gauche, faut-il le préciser.<br />
La droite, toutes tendances confondues, campe sur une position majoritaire dans ce scrutin, le septième du genre, qui ne lui a véritablement été contestée qu&#8217;à l&#8217;occasion du scrutin de 1999 où elle était devancée de près de trois points.<br />
Elle faisait quasiment jeu égal (-0.13%) avec la gauche PS/PC en 1979 puis les marges de son avantage sont allées de + 22 points en 1984 à + 3 points en 2004 (+ 7 en 1989 et + 15.74 en 1994).<br />
Le meilleur score de la gauche, dans le rapport global droite/gauche, remonte donc à 1979 avec à peine plus de 44% des voix. Les sondages lui donnent aujourd&#8217;hui entre 44 et 46%.<br />
Les commentaires sur la perdition de la gauche dans le scrutin de 2009 semblent donc inappropriés.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-879"></span><br />
A l&#8217;intérieur de le gauche, le Parti socialiste, à l&#8217;exception de la percée de 2004 (28.9%) et du recul de 1994 ( 14.49% en présence d&#8217;une liste MRG habituellement associé au PS qui réalise 12% ) se situe entre 21 et 23%.<br />
Certes la référence à 2004 est loin de lui être favorable, mais, quoi qu&#8217;il en soit, son influence dans le débat européen ne témoigne pas véritablement d&#8217;une capacité à concerner beaucoup plus d&#8217;un électeur sur cinq.Et cette campagne ne se distingue effectivement pas des autres.<br />
La sécheresse du constat n&#8217;interdit pas qu&#8217;on puisse le regretter sincèrement; mais de là à parler d&#8217;effondrement&#8230;.<br />
A droite, les sondages créditent l&#8217;UMP  de l&#8217;un des meilleurs scores de sa famille politique sur les trente dernières années, ce qui lui permet de ravir à l&#8217;UDF &#8211; aujourd&#8217;hui partagée entre le Nouveau Centre, son allié de liste et le Modem, son principal concurrent de droite &#8211; le leadership qu&#8217;elle détenait à l&#8217;origine dans les consultations européennes.<br />
<a href="http://www.danielauduc.fr/cariboost_files/_c3_a9lections_20europ_c3_a9ennes_20r_c3_a9sultats_20et_20sondages.pdf" target="_blank">Au fond, rien n&#8217;a vraiment changé ces trente dernières années.</a><br />
A droite, passation de pouvoir entre l&#8217;UDF et l&#8217;UMP, ex-RPR, abondé du NC; poussée contenue des europhobes nationalistes aujourd&#8217;hui crédités de 12% des intentions de vote, ils reviennent au niveau du seul FN en 1984.<br />
A gauche, éparpillement de la gauche du PS à la faveur du discrédit continu du PC, de l&#8217;émergence d&#8217;un vote écologiste et de la nébuleuse d&#8217;extrême gauche; maintien du PS.<br />
Mais l&#8217;essentiel ne réside pas dans l&#8217;observation des chiffres encore qu&#8217;elle ait le mérite de remettre les choses à leur juste place.<br />
Il s&#8217;agit bien plutôt de l&#8217;impuissance des partis concurrents à mettre en perspective un dessein européen qui soit perceptible et enthousiasmant pour les citoyens.<br />
Peu m&#8217;importe que la droite campe sur ses certitudes libérales et son attachement viscéral au capitalisme financier.<br />
Ce qui me préoccupe avant tout,c&#8217;est que la gauche ne se révèle pas capable de convaincre qu&#8217;elle porte un véritable projet alternatif. Pas plus la gauche radicale dont on voit bien qu&#8217;elle ne mobilise pas vraiment, que le PS qui a les mêmes difficultés à sortir de son étiage insuffisant.<br />
J&#8217;ai pris ma part de responsabilités dans la campagne référendaire de 2005 et j&#8217;ai pu mesurer à quel point les électeurs réputés les moins avertis avaient goût au débat sur l&#8217;Europe et se montraient attentifs à la perspective d&#8217;une alternative radicale au traité ultra-libéral qu&#8217;on nous proposait d&#8217;adopter.<br />
Cette aspiration &#8211; finalement majoritaire &#8211; à ce que l&#8217;ouvrage européen soit remis sur le métier pour être façonné différemment n&#8217;avait rien d&#8217;une chimère. C&#8217;était une véritable espérance comme on disait, d&#8217;une manière un peu désuète aujourd&#8217;hui, dans les années 70/80.<br />
Cette espérance a été bafouée et je crois que les citoyens n&#8217;en sont pas dupes.<br />
Elle a été bafouée d&#8217;abord par ceux qui ont porté les flambeaux pour se rallier finalement, sous les ors de Versailles, aux arguments de raison et d&#8217;apaisement qui dominaient le parti socialiste.<br />
Elle a été bafouée ensuite &#8211; et quelquefois par les mêmes &#8211; au profit de règlements de comptes opportunistes.<br />
Parce qu&#8217;à l&#8217;évidence la puissance de l&#8217;espérance s&#8217;accommode mal des arrangements d&#8217;intérêts; parce qu&#8217;au bout du compte, la dimension collective a laissé place aux trajectoires individuelles, celles et ceux qui s&#8217;étaient plus à croire au changement en ont été pour leurs frais.<br />
Il ne s&#8217;agit pas dans mon esprit de regretter l&#8217;opposition frontale entre partisans du OUI et du NON comme on l&#8217;a évoquée pour mieux en liquider les acquis. Il s&#8217;agit simplement de déplorer la navrante incapacité que nous avons à affronter nos divergences d&#8217;appréciation pour tenter de construire, par un mouvement collectif, une alternative qui s&#8217;en enrichisse.<br />
Au lieu de quoi, l&#8217;intérêt supérieur, ou prétendu tel, a commandé qu&#8217;on étouffe sous le boisseau toutes velléités de débat. Nous n&#8217;avons rien construit de nouveau; il s&#8217;est agi simplement de camoufler nos différences. Au nom d&#8217;on ne sait quel réalisme électoral, on a contraint les uns à taire leurs arguments quand les autres les ignoraient ostensiblement.<br />
Qu&#8217;est-ce que le manifeste du PSE qui nous sert aujourd&#8217;hui de plate-forme commune apporte de nouveau ou de différent de ce que nous disions lors des quatre ou cinq campagnes précédentes? Rien.<br />
Qu&#8217;est-ce qui, dans notre discours d&#8217;aujourd&#8217;hui sur l&#8217;Europe, témoigne que nous avons retenu le message de 2005 et tiré les enseignements de la crise économique mondiale? Rien qui puisse émouvoir l&#8217;électeur lambda.<br />
Qu&#8217;est-ce qui, dans notre stratégie collective, est susceptible, au cœur de cette campagne, de convaincre que non seulement nous combattons les politiques libérales de Sarkozy et de Barroso, chantres immuables du capitalisme financier, en les critiquant, mais que nous portons en plus un projet original capable de provoquer les ruptures salvatrices pour l&#8217;avenir de l&#8217;Europe communautaire? Rien qui soit sensible aux électeurs et susceptible de lever leur enthousiasme.<br />
Qu&#8217;on ne s&#8217;y méprenne pas pour autant. Je ne crois pas un seul instant à la stratégie de partition que nous joue le Parti de Gauche. Parce qu&#8217;elle n&#8217;a pas d&#8217;autre fondement politique que de tenter d&#8217;émerger des cendres du PC, tel un phénix usurpateur d&#8217;un patrimoine partagé depuis le congrès de Tours.<br />
La radicalisation des positions n&#8217;est pas la solution. La capacité de mouvement peut l&#8217;être en revanche. Pourvu que la vieille maison que nous habitons depuis le même congrès cesse d&#8217;être hantée par les mêmes démons.<br />
L&#8217;idée de sa rénovation dont nous caressons l&#8217;espoir doit prendre enfin le corps d&#8217;un vrai chantier de rénovation. Celle des pratiques évidemment, parce qu&#8217;il faut en finir une fois pour toutes, avec le poids des usages .<br />
Mais pour ce qui est du projet ayons, une fois n&#8217;est pas coutume, le courage collectif non plus seulement de la rénovation, mais celui de la reconstruction.<br />
Ayons le courage de nous écouter, la capacité de nous entendre et le soucis partagé d&#8217;oser nos différences.<br />
La vérité socialiste n&#8217;est révélée à personne et surtout pas, en particulier, à celles et ceux qui se croient autorisés à nous la faire valoir.<br />
Il est grand temps de balayer les idées conçues, les modèles éculés; il est urgent de trier le bien commun pour en distinguer ce qui relève des principes de ce qui relève de notre culture gestionnaire.<br />
Le crédit du PS est loin d&#8217;être aussi émoussé que celui de la noria des egos qui s&#8217;y bousculent. L&#8217;attente et l&#8217;espoir persistent chez celles et ceux qui pensent encore qu&#8217;il n&#8217;y a pas de fatalité et que sans avoir à choisir entre le Modem et le NPA, le socialisme peut tracer le sillon original d&#8217;un monde différent.<br />
Peut-être et sans doute pas à l&#8217;occasion des élections européennes, mais pour demain ne fermons pas la porte à cette espérance. Changeons! vraiment!
</p>
<p style="text-align:justify;">D.A.</p>
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		<title>A mort les profs, à mort les flics !</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2009 07:39:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[4 - réflexions-débats]]></category>
		<category><![CDATA["violence à l'école"""répression""autorité des profs""profs ou flics""laïcité"]]></category>

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		<description><![CDATA[
La cinquième enseignante poignardée de l&#8217;année, cette fois dans la Haute-Garonne . Des policiers victimes de tirs à l&#8217;arme automatique à La Courneuve . Cela n&#8217;étonne plus personne, cela fait partie de l&#8217;actualité de la France d&#8217;aujourd&#8217;hui. Bien évidemment, le ministre de l&#8217;Education nationale, Darcos, y va de sa sentence : « Cela pose cependant [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=872&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;"><a href="http://dauduc.files.wordpress.com/2009/05/la-journee-de-la-jupe1.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-876" title="la journée de la jupe" src="http://dauduc.files.wordpress.com/2009/05/la-journee-de-la-jupe1.jpg?w=150&#038;h=112" alt="la journée de la jupe" width="150" height="112" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">La cinquième enseignante poignardée de l&#8217;année, cette fois dans la Haute-Garonne . Des policiers victimes de tirs à l&#8217;arme automatique à La Courneuve . Cela n&#8217;étonne plus personne, cela fait partie de l&#8217;actualité de la France d&#8217;aujourd&#8217;hui. Bien évidemment, le ministre de l&#8217;Education nationale, Darcos, y va de sa sentence : « Cela pose cependant la question de la sécurité à l&#8217;intérieur des établissements scolaires. Il y a des solutions. Avec le président Nicolas Sarkozy nous y réfléchissons Il faut sanctuariser les collèges. Nous envisageons de généraliser la mise en place de portiques détecteurs de métaux ». On est sauvé !</p>
<p><span id="more-872"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Bien évidemment, autre incapable, la ministre de l&#8217;Intérieur, celle qui interdit aux policiers de poursuivre les fuyards en deux roues, « a condamné de &#8220;façon absolue&#8221; cet &#8220;acte inadmissible&#8221;, assurant dans un communiqué diffusé ce matin que tous les moyens étaient déployés pour retrouver les auteurs des tirs et &#8220;les présenter à la justice&#8221;. On est sauvé, là aussi !</p>
<p style="text-align:justify;">On va faire des commissions dans l&#8217;Education nationale, et dans la police, cela occupera quelques sociologues et quelques chercheurs, et on va croiser les doigts, en priant que le prochain mort, qu&#8217;il soit prof ou flic, arrive le plus tardivement possible.</p>
<p style="text-align:justify;">Quel décalage entre les balivernes des ministres et la réalité quotidienne ! A l&#8217;école, le système, gouvernement, partis de gauche et de droite, syndicats enseignants, veut nous imposer « Entre les murs ». La réalité quotidienne répond : « La journée de la Jupe ».</p>
<p style="text-align:justify;">Darcos veut noyer le poisson, une enseignante, Véronique Bouzou, écrit « Ces profs qu&#8217;on assassine », que Jean-Paul Brighelli, autre mal-pensant, présente avec le talent qu&#8217;on lui connaît.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans la police, le système maquille les statistiques pour nous faire croire que la délinquance est en baisse. La réalité quotidienne, le vécu des citoyens, les agressions, de plus en plus violentes, qui se multiplient contre les particuliers, contre les petits commerçants, démontrent le contraire. Yannick Landurin, délégué syndical FO, travaillant en Seine-Saint-Denis, explique, dans une interview qu&#8217;il faut lire et faire connaître, la réalité de son quotidien de flic, la lâcheté d&#8217;une hiérarchie qui abandonne sa base (comme dans l&#8217;Education nationale), le fait de se faire traîner à l&#8217;IGS pour un rien (quand les juges s&#8217;auto-amnistient entre eux, voire Burgaud), les insultes, les agressions, les menaces, le découragement, la peur, la politique du chiffre, etc.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans les deux cas, on constate les mêmes similitudes, les mêmes symptômes, les mêmes causes, les mêmes discours bien-pensants, la même volonté de masquer la gravité de la situation, et d&#8217;en occulter les causes. Dans les deux cas, on voit que c&#8217;est contre les mêmes qu&#8217;on s&#8217;acharne : deux institutions qui sont des piliers de la République, celle qui doit former des citoyens en devenir, et celle qui doit assurer la sécurité de tous, contre la loi de la jungle et du plus fort.</p>
<p style="text-align:justify;">Hasard ? Surtout pas ! Depuis une trentaine d&#8217;années, le système a décidé de casser tout ce qui s&#8217;apparente à la République, et il a entrepris pour cela une guerre idéologique féroce. Les gauchistes et toute une partie de la gauche ont décidé de casser l&#8217;école de la bourgeoisie, des flics et des curés, comme ils disent. Les pédagogistes ont décidé que le problème était l&#8217;autorité des enseignants, traumatisante pour nos têtes brunes et blondes, et la transmission des savoirs. L&#8217;élève devait être au centre de son apprentissage, l&#8217;enseignant, forcément flic, devait disparaître. on devait le remplacer par l&#8217;enseignant-copain, mais les mômes n&#8217;ont pas joué le jeu, et c&#8217;est devenu l&#8217;enseignant punching-ball ! Pas grave, ceux qui envoient les professeurs au massacre ne sont pas confrontés aux enfants, ils enseignent dans les IUFM, c&#8217;est plus tranquille. La culture de la victimisation des e</p>
<p style="text-align:justify;">Les gauchistes, pour mieux casser le système, voulaient casser l&#8217;école de la bourgeoisie, accessoirement celle de la République laïque : ils ont parfaitement réussi. Sauf que la bourgeoisie se moque de l&#8217;école de la République ! Ses rejetons ne fréquentent pas ses écoles, ils vont dans les écoles privées, payantes, où il n&#8217;y pas ces problèmes, et très peu d&#8217;immigrés. Le système s&#8217;en fout, les élites se reproduisent entre elles, il a seulement besoin de 15 %, chaque année, pour se renouveler. Les perdants, ce sont les enfants de pauvres, les enfants d&#8217;ouvriers, qui sont condamnés, faute de moyens et de combines connues des enseignants et des professions libérales, à rester dans des écoles où on ne peut plus rien apprendre. La droite est ravie, cela casse l&#8217;Ecole publique, les curés sont aux anges, cela valorise leurs écoles privées, qui font face à de plus en plus de demandes. Merci la gauche bobo, merci les révo</p>
<p style="text-align:justify;">La sécurité dans les quartiers ? Depuis les premières émeutes, dans les années 1980, la gauche compassionnelle passe son temps à développer un discours larmoyant et culpabilisé, plein de repentance, et à traiter de fasciste et de raciste quiconque ose, tel Jean-Pierre Chevènement et son fameux « sauvageon », essayer de dire qu&#8217;il y a un problème, et qu&#8217;il n&#8217;est pas que social. Brûler les voitures, caillasser les flics, les pompiers, agresser les facteurs et les médecins est devenu un sport national dans les cités, ces territoires perdus de la République. 2005 verra, en mars, une manifestation de lycéens attaqués au faciès par les jeunes des quartiers, majoritairement issus de l&#8217;immigration subsaharienne (dans un silence assourdissant du Mrap), et en novembre les émeutes qu&#8217;on a connues, avec 300 écoles de la République brûlées, et deux innocentes victimes battues à mort, en plein jour, pour avoir été là au mauvais moment.Pourtant, le politiquement correct et la démagogie gauchisante consistent à accuser les flics, forcément racistes et fascistes, d&#8217;être des provocateurs, responsables de la légitime révolte des « djeunes ». Les Besancenot-Bové sont inégalables dans cette rhétorique.</p>
<p style="text-align:justify;">A l&#8217;école, le politiquement correct fait des profs, victimes d&#8217;insultes quotidiennes, de chahut, de brouhaha, les coupables : ils ne savant pas intéresser les élèves, c&#8217;est leur faute, leur dit leur hiérarchie. Mais surtout pas de vagues !</p>
<p style="text-align:justify;">Un flic voit des voyous leur foncer dessus : il tire au flash ball pour se protéger ? Faute grave, qui pourrait générer une émeute ! Convoqué par l&#8217;IGS ! Surtout pas de vagues ! Tout gouvernement a peur qu&#8217;il y ait un mort, tel Malek Oussekine en 1986, et des émeutes qui suivent. Conclusion, on laisse les flics se faire canarder, et on leur interdit de répondre.</p>
<p style="text-align:justify;">Enseignants insultés, flics canardés : coupables, c&#8217;est forcément leur faute ! Tellement facile, mais tellement ignoble, tellement crapuleux, de tirer sur des lampistes démunis, pour mieux protéger la hiérarchie et le ministre.</p>
<p style="text-align:justify;">Il y a dans toutes les analyses officielles une grande cause oubliée, celle qu&#8217;il ne faut surtout pas aborder : l&#8217;immigration, de peuplement, sans intégration. Sujet tabou, depuis que Le Pen en a fait son cheval de bataille, quiconque se hasarde sur ce terrain est forcément lepénisé. Il y a longtemps que cela ne nous impressionne plus.</p>
<p style="text-align:justify;">Les violences à l&#8217;école, au-delà du drame de Haute-Garonne, et contre la police n&#8217;ont bien sûr, selon le discours officiel, aucun rapport avec l&#8217;immigration. Tous les policiers ou enseignants veulent partir au plus vite de Seine-Saint-Denis, mais cela n&#8217;a aucun rapport avec l&#8217;immigration. 60 % de prisonniers se revendiquant de l&#8217;islam, cela n&#8217;a non plus aucun rapport avec l&#8217;immigration, pas vrai ?</p>
<p style="text-align:justify;">François Mitterrand avait dit que la France serait africaine au XXIe siècle. Peut-être pour se faire pardonner son « l&#8217;Algérie c&#8217;est la France ! » ? Les deux principales immigrations tournent de plus en plus souvent le dos à l&#8217;intégration, jugée colonialiste, et encore davantage à l&#8217;assimilation. L&#8217;une est travaillée par l&#8217;islam, l&#8217;autre par le communautarisme et une forte natalité, encouragée par la générosité de notre système social.</p>
<p style="text-align:justify;">En période de chômage de masse, une immigration massive, de peuplement, sans intégration, avec des discours de haine du pays d&#8217;accueil (Marseillaise massivement sifflée trois fois en huit ans à Saint-Denis), et de ses institutions, et la montée du communautarisme, n&#8217;a bien sûr, selon la bien-pensance de gôche, et nos ministres de droite, rien à voir avec les enseignants poignardés, et les flics canardés. Rien à voir avec l&#8217;école de la République en déliquescence, et notre police désormais incapable de se faire respecter !</p>
<p style="text-align:justify;">Dans un ouvrage fort intéressant, « Les Africains de France », Jean-Paul Gourevitch, spécialiste de l&#8217;Afrique et des migrations, démontre à quel point les institutions officielles des statistiques, telle l&#8217;Insee, ont menti aux Français, sur la réalité de l&#8217;immigration, et sa nouvelle nature. Il explique, sans aucun racisme, méthodiquement, les conséquences de la massification de l&#8217;immigration maghrébine, et subsaharienne, et son poids dans l&#8217;explosion démographique des moins de 18 ans. Des chiffres (notamment sur la cité des 4000 de La Courneuve) qu&#8217;aucun responsable politique n&#8217;osera commenter, tant ils sont explosifs, et mettrait sur le devant de la scène des débats qu&#8217;il faut absolument étouffer.</p>
<p style="text-align:justify;">Notre lecteur, Victor Hallizée, expliquait, dans Riposte Laïque 87, que le capitalisme, pour mieux en finir avec la résistance de ce peuple de France fier de sa République et des ses combats sociaux, avait décidé de changer le peuple, pas suffisamment docile. Le moins qu&#8217;on puisse dire, quand on regarde autour de nous, est qu&#8217;il a parfaitement réussi : bravo les patrons, merci l&#8217;UMP, merci la gôche, merci l&#8217;extrême gauche immigrationniste.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pendant ce temps-là, Attali, dans son fameux rapport ultra-libéral, nous explique que la France a encore besoin d&#8217;immigration.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pendant ce temps-là, l&#8217;Union européenne de l&#8217;UMPS nous raconte qu&#8217;il faut faire appel à davantage d&#8217;immigrés, malgré l&#8217;avis contraire des peuples . Quel coup de poignard pour les étrangers récemment arrivés, qui veulent vraiment s&#8217;intégrer, comme l&#8217;on fait, historiquement, toutes les strates d&#8217;immigrés &#8211; italiens, espagnols, algériens, marocains, tunisiens, portugais, polonais, arméniens&#8230; &#8211; qui, grâce au creuset républicain, ont écrit une des plus belles pages de l&#8217;histoire d&#8217;un pays d&#8217;accueil généreux, la France.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais pendant ces heures graves, notre gendarmerie a compris les priorités de l&#8217;heure : nous avons droit aux premiers pas de l&#8217;imam des gendarmes ! Notre homme se dit gendarme avant d&#8217;être musulman (il ne va pas être stupide au point de dire le contraire), ce qui serait une bonne nouvelle. si on n&#8217;apprenait pas qu&#8217;il veille à ce que l&#8217;armée française livre des repas hallal (donc finance l&#8217;islam) aux militaires musulmans pratiquants, qu&#8217;il se vante d&#8217;accorder une dérogation aux soldats en manouvre pendant le ramadan, s&#8217;ils rattrapent l&#8217;année prochaine ( !) et qu&#8217;il envisage un stage à La Mecque l&#8217;an prochain pour les militaires musulmans ! La voilà la vraie solution, des accommodements raisonnables avec l&#8217;islam pour notre gendarmerie, pour notre école et notre police !</p>
<p style="text-align:justify;">Qu&#8217;attend Sarkozy pour nous annoncer des imams enseignants et des imams flics, cela fera tant plaisir à la Halde et au Mrap et cela ressemblerait tellement à la laïcité positive qu&#8217;il appelle de ses voeux ?</p>
<p style="text-align:right;"><em>emprunté à <a href="http://www.ripostelaique.com/" target="_blank">Riposte laïque</a> &#8211; Edito de Cyrano</em></p>
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		<title>Refonder l&#8217;Université française</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2009 17:15:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[4 - réflexions-débats]]></category>
		<category><![CDATA["université""éducation""refonder l'université""formation""éducation nationale""loi pécresse"]]></category>

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		<description><![CDATA[Vingt-neuf personnalités du monde universitaire lancent un appel pour &#8220;refonder l&#8217;université&#8221;
signer l&#8217;appel

Il est désormais évident que l&#8217;Université française n&#8217;est plus seulement en crise. Elle est, pour nombre de ses composantes, à peu près à l&#8217;agonie. Qu&#8217;on comprenne bien ce que cela signifie. L&#8217;Université n&#8217;est pas tout l&#8217;enseignement supérieur français. Les classes préparatoires, celles de BTS, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=868&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">Vingt-neuf personnalités du monde universitaire lancent un appel pour &#8220;refonder l&#8217;université&#8221;</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://www.danielauduc.fr/crbst_54.html">signer l&#8217;appel</a></p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-868"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Il est désormais évident que l&#8217;Université française n&#8217;est plus seulement en crise. Elle est, pour nombre de ses composantes, à peu près à l&#8217;agonie. Qu&#8217;on comprenne bien ce que cela signifie. L&#8217;Université n&#8217;est pas tout l&#8217;enseignement supérieur français. Les classes préparatoires, celles de BTS, les IUT (lesquels font formellement partie des universités), et l&#8217;ensemble des petites, moyennes ou grandes écoles, publiques ou privées recrutent largement. Mais c&#8217;est au détriment des formations universitaires, que les étudiants désertent de plus en plus, et cela tout particulièrement pour les études scientifiques. Le secteur non universitaire de l&#8217;enseignement supérieur offre des formations techniques et professionnelles, parfois de qualité, mais parfois aussi très médiocres. Même si la situation évolue depuis quelques années pour sa fraction supérieure (les « grandes écoles »), ce secteur n&#8217;a pas vocation à développer la recherche et à donner des outils de culture et de pensée, et guère les moyens humains et scientifiques de le faire. C&#8217;est dans les universités que l&#8217;on trouve la grande majorité des savants, des chercheurs et des professionnels de la pensée. Pourtant, alors qu&#8217;on évoque l&#8217;émergence d&#8217;une « société de la connaissance », nos universités ont de moins en moins d&#8217;étudiants et ceux-ci sont rarement les meilleurs. Une telle situation est absurde. Dans aucun pays au monde l&#8217;Université n&#8217;est ainsi le maillon faible de l&#8217;enseignement supérieur.</p>
<p style="text-align:justify;">Le processus engagé depuis déjà plusieurs décennies ne conduit pas à la réforme de l&#8217;Université française, mais à son contournement. Il ne s&#8217;agit pas en disant cela de dénoncer un quelconque complot, mais de prendre acte de la dynamique d&#8217;un système à laquelle chacun contribue par ses « petites décisions » ou par sa politique : les étudiants, leurs familles, les lycées, publics et privés, les entrepreneurs d&#8217;éducation, les collectivités locales et, in fine, l&#8217;État lui-même. Le déclin de l&#8217;Université, matériel, financier et moral, est désormais bien trop avancé pour qu&#8217;on puisse se borner à repousser les réformes proposées. Si des solutions susceptibles de réunir un très large consensus parmi les universitaires et les chercheurs mais aussi au sein de l&#8217;ensemble de la société française ne sont pas très rapidement formulées, la catastrophe culturelle et scientifique sera consommée. Or de qui de telles propositions pourraient-elles procéder sinon des universitaires eux-mêmes ? C&#8217;est dans cet esprit que les signataires du présent manifeste, très divers dans leurs choix politiques ou idéologiques, y compris dans leur appréciation de la loi LRU, ont tenté d&#8217;identifier les points sur lesquels un très large accord pouvait réunir tous les universitaires responsables et conscients des enjeux. L&#8217;enjeu n&#8217;est rien moins que de refonder l&#8217;Université française en la replaçant au centre de l&#8217;enseignement supérieur.</p>
<p>Propositions</p>
<p>1. Quant à la place de l&#8217;Université</p>
<p style="text-align:justify;">Une des principales raisons du marasme de l&#8217;Université française est qu&#8217;elle se trouve en situation de concurrence déloyale avec tout le reste du système d&#8217;enseignement supérieur (classes préparatoires et de BTS, IUT, écoles de tous types et de tous niveaux), toutes institutions en général mieux dotées per capita et davantage maîtresses du recrutement de leur public. On touche là à un des non-dits récurrents de toutes les réformes qui se sont succédé en France. Cette situation est d&#8217;autant plus délétère que la gestion de l&#8217;enseignement supérieur dans son ensemble dépend d&#8217;autorités ministérielles et administratives distinctes (l&#8217;enseignement secondaire pour les classes préparatoires et les STS, les ministères sectoriels pour les écoles professionnelles diverses), voire échappe à tout contrôle politique. Imagine-t-on un ministère de la Santé qui n&#8217;ait que la tutelle des hôpitaux publics ! La condition première d&#8217;une refondation de l&#8217;Université est donc que le ministère de l&#8217;Enseignement supérieur exerce une responsabilité effective sur l&#8217;ensemble de l&#8217;enseignement supérieur, public ou privé, généraliste ou professionnel. C&#8217;est à cette condition impérative qu&#8217;il deviendra possible d&#8217;établir une véritable politique de l&#8217;enseignement supérieur en France et de définir la place qui revient à l&#8217;Université dans l&#8217;ensemble de l&#8217;enseignement supérieur.</p>
<p style="text-align:justify;">Plus spécifiquement, un tel ministère aura pour mission première de créer un grand service public propédeutique de premier cycle réunissant (ce qui ne veut pas dire normalisant dans un cycle uniforme) IUT, BTS, classes préparatoires et cursus universitaires de licence. Il lui faudra également procéder à une sorte d&#8217;hybridation entre la logique pédagogique des classes supérieures de l&#8217;enseignement secondaire et des écoles professionnelles d&#8217;une part, et celle des universités d&#8217;autre part ; c&#8217;est-à-dire introduire davantage l&#8217;esprit de recherche dans les premières et, symétriquement, renforcer l&#8217;encadrement pédagogique dans les secondes.</p>
<p>2. Quant aux missions de l&#8217;Université</p>
<p style="text-align:justify;">La mission première de l&#8217;Université est de produire et de transmettre des savoirs à la fois légitimes et innovants. Assurément, d&#8217;autres missions lui incombent également. Elle ne peut notamment se désintéresser de l&#8217;avenir professionnel des étudiants qu&#8217;elle forme. Elle est par ailleurs responsable de la qualité de la formation initiale et continue qu&#8217;elle délivre et de la transmission des moyens intellectuels, scientifiques et culturels à-même d&#8217;assurer une citoyenneté démocratique éclairée.</p>
<p style="text-align:justify;">Deux principes doivent commander l&#8217;articulation entre ces différentes missions : d&#8217;une part, le souci primordial de la qualité et de la fiabilité des connaissances produites et transmises ; d&#8217;autre part, la distinction nécessaire entre missions des universités et missions des universitaires, soit entre ce qui incombe à l&#8217;établissement considéré globalement et ce qui incombe individuellement aux enseignants-chercheurs et chercheurs.</p>
<p style="text-align:justify;">Parce qu&#8217;une université doit être administrée, pédagogiquement et scientifiquement, et se préoccuper de la destinée professionnelle de ses étudiants, il est nécessaire qu&#8217;elle dispose en quantité et en qualité suffisante de personnels administratifs et techniques spécialisés dans ces tâches. Il incombe en revanche à des universitaires volontaires d&#8217;en assurer le pilotage. D&#8217;importantes décharges de service d&#8217;enseignement doivent alors leur être octroyées.</p>
<p style="text-align:justify;">Quant au service d&#8217;enseignement lui-même, sauf heures complémentaires librement choisies, il ne saurait excéder les normes précédemment en vigueur. De même, le régime d&#8217;années ou semestres sabbatiques de recherche, qui est la norme dans toutes les universités du monde, doit être à la hauteur de la vocation intellectuelle de l&#8217;Université, et non plus géré de façon malthusienne.</p>
<p>3. Quant aux cursus</p>
<p style="text-align:justify;">Il convient de distinguer clairement l&#8217;accès à l&#8217;enseignement supérieur pour les bacheliers et l&#8217;accès aux masters.</p>
<p style="text-align:justify;">En ce qui concerne l&#8217;entrée en licence, il convient de rappeler que le principe du libre accès de tout bachelier à l&#8217;enseignement supérieur est, en France, un des symboles mêmes de la démocratie, le pilier d&#8217;un droit à la formation pour tous. Il n&#8217;est ni possible ni souhaitable de revenir sur ce principe. Mais il n&#8217;en résulte pas, dans l&#8217;intérêt même des étudiants, que n&#8217;importe quel baccalauréat puisse donner accès de plein droit à n&#8217;importe quelle filière universitaire. Pour pouvoir accueillir à l&#8217;Université les divers publics issus des baccalauréats, il faut y créer aussi des parcours différenciés. Seule une modulation des formations pourra permettre de concilier les deux versants de l&#8217;idéal universitaire démocratique : l&#8217;excellence scientifique, raison d&#8217;être de l&#8217;Université, et le droit à la formation pour tous, qui la fonde en tant que service public. Il convient donc à la fois de permettre une remise à niveau de ceux qui ne peuvent accéder immédiatement aux exigences universitaires par exemple en créant des cursus de licence en 4 ans , et de renforcer la formation pour d&#8217;autres publics, par exemple en créant des licences bi-disciplinaires qui incarnent une des traductions concrètes possibles de l&#8217;idéal d&#8217;interdisciplinarité, si souvent proclamé et si rarement respecté. Il convient du même coup que l&#8217;Université puisse sélectionner ses futurs étudiants selon des modalités diverses, permettant d&#8217;identifier les perspectives d&#8217;orientation des étudiants et d&#8217;y associer un cursus adapté.</p>
<p style="text-align:justify;">Une telle modification des règles du jeu universitaire ne peut toutefois être introduite sans qu&#8217;elle s&#8217;accompagne d&#8217;une amélioration substantielle de la condition étudiante en termes de financement et de conditions de travail. Le refus actuel de regarder en face la variété des publics étudiants conduit en effet à leur paupérisation et à la dégradation de leur situation matérielle et intellectuelle au sein des Universités. L&#8217;idée d&#8217;un capital minimum de départ attribué à chaque étudiant mérite à cet égard d&#8217;être envisagée.</p>
<p style="text-align:justify;">En ce qui concerne les études de master, il est, de toute évidence, indispensable d&#8217;instaurer une sélection à l&#8217;entrée en première année et non en deuxième année, comme c&#8217;est le cas actuellement en application de la réforme des cursus de 2002 qui a créé le grade de master (système « LMD »). La rupture ainsi introduite au sein du cycle d&#8217;études de master a d&#8217;emblée fragilisé ces nouveaux diplômes, en comparaison des anciens DEA et DESS qu&#8217;ils remplaçaient. Il faut également supprimer la distinction entre masters professionnels et masters recherche qui conduit paradoxalement à drainer vers les cursus professionnels les meilleurs étudiants, ceux qui seraient précisément en mesure de mener des études doctorales.</p>
<p>4. Quant à la gouvernance</p>
<p style="text-align:justify;">Tout le monde s&#8217;accorde sur la nécessaire autonomie des universités. Mais ce principe peut être interprété de manières diamétralement opposées. Sur ce point la discussion doit être largement ouverte, mais obéir à un double souci. D&#8217;une part, il convient de ne pas confondre autonomie de gestion (principalement locale) et autonomie scientifique (indissociable de garanties statutaires nationales). D&#8217;autre part, pour assurer la vitalité démocratique et scientifique des collectifs d&#8217;enseignants-chercheurs, qui forment en propre l&#8217;Université, il est indispensable de concevoir des montages institutionnels qui assurent au corps universitaire de réels contre-pouvoirs face aux présidents d&#8217;Université et aux conseils d&#8217;administration, ce qui suppose des aménagements significatifs de la loi LRU. Il faut, en somme, redonner au principe de la collégialité universitaire la place déterminante qui lui revient et qui caractérise l&#8217;institution universitaire dans toutes les sociétés démocratiques. Le renouveau de ce principe de collégialité doit aller de pair avec une réforme du recrutement des universitaires qui permette d&#8217;échapper au clientélisme et au localisme.</p>
<p style="text-align:justify;">Par ailleurs il est clair que l&#8217;autonomie ne peut avoir de sens que pour des universités qui voient leurs ressources augmenter et qui n&#8217;héritent pas seulement de dettes. En ce qui concerne la recherche, cela signifie que les ressources de financement proposées sur appels d&#8217;offre par les agences ne soient pas prélevées sur les masses budgétaires antérieurement dédiées aux subventions de financement des laboratoires, mais viennent s&#8217;y ajouter. De manière plus générale, en matière de recherche, il convient de mettre un terme à la concurrence généralisée entre équipes, induite par la généralisation du financement contractuel, lequel engendre souvent un véritable gaspillage des ressources, en garantissant aux laboratoires un certain volume de soutien financier inconditionnel accordé a priori et évalué a posteriori, notablement plus important qu&#8217;il ne l&#8217;est aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Conclusion</p>
<p style="text-align:justify;">Bien d&#8217;autres points mériteraient assurément d&#8217;être précisés. Mais les principes énoncés ci-dessus suffisent à dessiner les contours d&#8217;une Université digne de ce nom. Nous appelons donc tous ceux de nos collègues et nous espérons qu&#8217;ils représentent la très grande majorité de la communauté universitaire et scientifique à nous rejoindre en signant ce Manifeste à l&#8217;adresse internet suivante. Celui-ci pourrait servir de point de départ à une véritable négociation, et non à des simulacres de concertation, et être à la base d&#8217;une auto-organisation d&#8217;États généraux de l&#8217;Université.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://www.danielauduc.fr/crbst_54.html">signer l&#8217;appel</a></p>
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		<title>Vers une société éducative</title>
		<link>http://dauduc.wordpress.com/2009/05/13/vers-une-societe-educative/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2009 20:27:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 - contributions perso]]></category>
		<category><![CDATA["éducation""école""projet de société"]]></category>

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		<description><![CDATA[Parler de société éducative plutôt que de parler de l’école de la République, c’est poser clairement le principe  que « la Société sera faite pour l’école et non pas l’Ecole pour la société »,inversant ainsi les intérêts sociaux comme le proposait déjà Gaston Bachelard en 1938.

L’école s’épuise, depuis des décennies à courir après la société, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=864&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">Parler de société éducative plutôt que de parler de l’école de la République, c’est poser clairement le principe  que « la Société sera faite pour l’école et non pas l’Ecole pour la société »,inversant ainsi les intérêts sociaux comme le proposait déjà Gaston Bachelard en 1938.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-864"></span><br />
L’école s’épuise, depuis des décennies à courir après la société, à en singer les fonctionnements et à en copier les principes au risque d’y perdre son âme. Elle a le plus souvent sacrifier la coopération et l’entraide au profit de l’arrivisme individualiste et transformé sans vergogne les savoirs en marchandises plutôt que de préserver le caractère gratuit de la culture, de l’accès aux savoirs, de la création et de la formation des esprits citoyens. En face de quoi il est temps de décréter l’urgence qu’il y a à ce que l’école s’assume contre contre-modèle possible dans un univers dominé par le profit et qu’ainsi les éducateurs qui en ont la charge acceptent sans hésiter leur fonction de résistance face à toutes les formes de la marchandisation.<br />
L’Ecole doit proclamer ses principes et ses valeurs, qu’elle tire du fondement de l’esprit républicain, les affirmer et les revendiquer sans cesse pour qu’elles soient retenues et reconnues par la société tout entière : parier toujours sur l’Homme et sa capacité à dépasser ses échecs, promouvoir toutes les formes de la solidarité, lutter contre les emprises de toutes sortes et pour l’émancipation des êtres. Ainsi l’idéal républicain de l’Ecole doit-il devenir l’idéal de la société tout entière et celle-ci pourra alors se définir comme une véritable société éducative, une société où l’éducation soit reconnue comme une valeur fondatrice.</p>
<p style="text-align:justify;">La détermination d’un projet éducatif global concerne tous les acteurs de l’éducation, choisis ou subis et ne saurait en aucun cas se limiter à la seule définition des missions assignées à l’école. Les sphères éducatives sont multiples, de la famille à l’entreprise qui produit sa propre culture, des médias à l’école qui ne saurait se limiter à l’exigence de transmission des savoirs, de la crèche à la formation professionnelle, de l’éducation du jeune enfant à l’éducation permanente, de la formation universitaire à l’éducation populaire. En tous temps comme en tous lieux, l’éducation c’est la vocation d’accompagner le cheminement des individus, dans leur grande diversité, vers la maîtrise des outils de leurs savoirs, de leur savoir faire, de leur savoir être, de leur savoir penser librement. S’il s’agit d’abord de fournir les outils de la connaissance – mission séculaire de l’école que lui contestent aujourd’hui les médias, l’entreprise ou encore  l’explosion des technologies de la communication, il s’agit tout autant d’offrir aux individus les moyens de s’approprier les outils indispensables à l’exercice de leur citoyenneté, à la conscience de leurs comportements sociaux.<br />
La responsabilité éducative est diverse et partagée entre des acteurs multiples :<br />
·    au sein de la famille, la responsabilité des parents  reste essentielle et doit être encouragée par des politiques volontaristes qui valorisent « l’école des parents » plutôt que de stigmatiser leur démission ; qui les associent tout au long de la formation des jeunes en les concernant par les choix éducatifs retenus au sein des différentes communautés éducatives qui vont accueillir leur enfant ( crèche, jardin d’enfants, école du premier comme du second degré…<br />
·    au cœur de la collectivité qui a mission d’organiser matériellement la prise en charge des enfants puis des jeunes, la responsabilité des communautés éducatives est collégiale : éducateurs de jeunes enfants, assistantes maternelles, personnels spécialisés, enseignants, personnels de service ou d’entretien,  intervenants sociaux  ou de santé, éducateurs techniques, élus des collectivités territoriales, associations laïques d’éducation populaire ….c’est l’ensemble des adultes qui participent à la communauté éducative et concourent ainsi à l’épanouissement individuel, au développement de la personnalité, à la préparation aux situations professionnelles, à la formation du citoyen, à l’accès aux savoirs, savoir-faire, savoir être, savoir vivre et mettent chaque jeune en situation de réussite.<br />
Mais pour que vive – au delà des mots et des bonnes intentions &#8211; une communauté éducative, elle a besoin de se souder autour d’une communauté de culture et de valeurs qui doivent être explicitées afin de servir de liant entre des individualités différentes afin d’obéir à une déontologie et à des règles communes acceptées qui garantissent  la solidarité, le respect mutuel et la cohérence de fonctionnement.
</p>
<p style="text-align:justify;">La société éducative émergera de cette volonté d’associer le plus largement la totalité des partenaires de l’éducation à des contrats éducatifs locaux ou territoriaux qui mettent en cohérence les lieux, les espaces et les équipes mais aussi les projets et les différentes activités éducatives en fixant les priorités que se donne la collectivité pour les enfants et les jeunes de son territoire.</p>
<p style="text-align:justify;">Dès lors qu’on retient le principe que l’éducation n’est plus de la seule responsabilité de l’Ecole, des enseignants ou des éducateurs mais qu’elle est partagée entre des acteurs, des professionnels, des lieux et des moments différents on perçoit plus librement  l’idée que l’Ecole doit être ouverte et intégrée dans son environnement, en dialogue permanent avec les  acteurs locaux, garante de ses finalités et de ses spécificités.</p>
<p style="text-align:justify;">En premier lieu, la collectivité nationale, la République doit être en mesure de présenter un projet global, cohérent et mobilisateur, de l’école à l’université, en passant par le périscolaire et la formation continue des adultes.<br />
Le système national d’éducation et de formation doit relever l’immense défi de la démocratisation de la réussite scolaire et de la résorption des inégalités devant l’accès à la formation continue à un moment ou le système éducatif n’est pas préservé des effets du libéralisme mondial.<br />
Pour les socialistes, l’éducation et la formation doivent redevenir des  priorités incontournables de la nation : le socle existe dans la loi d’orientation de 1989 qu’il faut prolonger et déclarer constitutive du pacte national de la société éducative en refondant les missions de l’école, en affirmant le rôle de ses acteurs et en inscrivant la réussite scolaire, la justice sociale et l’apprentissage du vivre ensemble au marbre des principes républicains, en y intégrant tous les moments, tous les niveaux de collectivités, les institutions et les partenaires qui, pendant et en dehors du temps scolaire, font œuvre d’éducation et de formation de la petite enfance au temps de la sagesse.
</p>
<p style="text-align:justify;">D’énormes progrès ont été réalisés quant à la massification de l’accès à l’éducation et à la performance des formations grâce à l’âpreté des combats de la gauche politique et syndicale. Pour autant, les inégalités de départ, qu’elles soient sociales ou culturelles contribuent encore, à chaque étape de leur formation, à reléguer les enfants issus des classes populaires. Le pacte national de société éducative doit décréter l’illégalité de ces inégalités. C’est une exigence républicaine en faveur de l’émancipation sociale et culturelle des personnes et de la qualité de leur formation. La République doit permettre à chacun de s’émanciper de la tutelle de ses conditions sociales et offrir à tous les conditions de leur réussite. C’est pourquoi le service public d’éducation nationale doit offrir une diversité d’offres de formation capable de répondre à une véritable personnalisation des parcours scolaires pour répondre au triple objectif qui lui est assigné :former une personne éclairée maîtrisant les outils de la compréhension du monde qui l’entoure ; éduquer un citoyen libre et responsable qui participe à la construction d’une société animée  par l’intérêt général ; qualifier un professionnel qui maîtrise la technique et la technologie pour répondre aux besoins de notre humanité et qui participe ainsi au développement économique, social et culturel d’une société épanouie.</p>
<p style="text-align:justify;">Daniel AUDUC</p>
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		<title>Vignette automobile: le retour?</title>
		<link>http://dauduc.wordpress.com/2009/05/09/vignette-automobile-le-retour/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 May 2009 17:44:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel AUDUC</dc:creator>
				<category><![CDATA[4 - réflexions-débats]]></category>
		<category><![CDATA["vignette auto""impôt""fiscalité automobile"]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 9 octobre 2001, le gouvernement prenait la décision de supprimer la vignette automobile. On la croyait enterrée mais finalement, il se pourrait qu’elle réapparaisse en début d’année prochaine sous la forme d’une vignette écologique. Premières explications.

Devant la prise de conscience écologique de plus en plus importante, Nicolas Sarkozy avait promis durant sa campagne présidentielle [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dauduc.wordpress.com&blog=3306841&post=857&subd=dauduc&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;">Le 9 octobre 2001, le gouvernement prenait la décision de supprimer la vignette automobile. On la croyait enterrée mais finalement, il se pourrait qu’elle réapparaisse en début d’année prochaine sous la forme d’une vignette écologique. Premières explications.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-857"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Devant la prise de conscience écologique de plus en plus importante, Nicolas Sarkozy avait promis durant sa campagne présidentielle de mettre en place « un Grenelle de l’écologie ». Après son élection, le nouveau président a donc constitué 6 groupes de travail pour réfléchir à différentes thématiques écologiques ( comme par exemple lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie, préserver la biodiversité et les ressources naturelles, instaurer un environnement respectueux de la santé, etc…</p>
<p style="text-align:justify;">Tout ce qui touche aux transports et déplacements (infrastructures, véhicules) est étudié par le premier groupe de travail composé de nombreux experts de diverses disciplines mais aucune ne touche de près ou de loin à l’automobile. On aurait aimé voir dans ce groupe des représentants des constructeurs ou des associations d’automobilistes du type Automobile Club. Que nenni, une nouvelle fois, on va parler et prendre des décisions sur l’automobile sans en consulter les principaux concernés.</p>
<p style="text-align:justify;">Même si les premiers résultats de ces discussions ne devraient pas être connus avant la mi-octobre, de nombreuses rumeurs font état d’un retour de la vignette, Caradisiac fait le point.</p>
<p style="text-align:justify;">- Sur quelle base ?</p>
<p style="text-align:justify;">Contrairement à la première vignette automobile qui était basée sur la puissance fiscale du véhicule, la vignette écologique pourrait être indexée sur les rejets de CO². Le récent étiquetage énergétique mis en place pourrait être une bonne base de calcul. Les véhicules qui rejetteraient le plus seraient donc les plus taxés. Une excellente nouvelle pour les propriétaires de Toyota Prius mais très mauvaise pour ceux qui possèdent une grosse berline ou un 4&#215;4.</p>
<p style="text-align:justify;">- Quel prix ?</p>
<p style="text-align:justify;">Voici sans aucun doute la principale interrogation. A l’heure actuelle, impossible d’y répondre car rien ne filtre des réunions. On peut imaginer que le gouvernement établisse des catégories qui correspondront à des tarifs respectifs. Pour le calcul du montant, le gouvernement devra également tenir compte de l’âge des véhicules : un critère relativement complexe à intégrer car beaucoup de véhicules anciens ne respectent pas les normes antipollution actuelles. Il faudra s’adapter car dans le cas contraire le propriétaire d’une vieille Renault R30 risque de payer autant que le possesseur d’une BMW Série 5 dernier cri ! Et que dire des voitures de collection !!!</p>
<p style="text-align:justify;">Pour se faciliter la tache, le gouvernement pourrait décider que seuls les véhicules neufs immatriculés à partir d’un 1er janvier prochain pourrait être concernés. Une solution provisoire qui ne concernerait qu’une partie infime du marché.</p>
<p style="text-align:justify;">Géré à partir des années 80 par les départements, le prix du cheval fiscal variait fortement selon votre lieu d’habitation Le même schéma très inégalitaire va t-il être reconduit ? Il y a fort à parier que oui puisque la décentralisation est l’un des mots-clés de la politique actuelle. De nombreuses questions subsistent…</p>
<p style="text-align:justify;">- Pourquoi faire ?</p>
<p style="text-align:justify;">En 1956, date de sa création, la première vignette automobile avait pour but de financer le Fond National de solidarité destiné à garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans. Elle fut ensuite très critiquée parce qu&#8217;elle avait perdu sa vocation première et ne finançait plus ce pour quoi elle avait été créée. Elle constituait donc simplement un impôt supplémentaire. Pour que les Français comprennent la réintroduction de cette vignette, le gouvernement devra clairement expliquer son but ainsi que son rôle. Cette vignette sera-t-elle intégralement destinée à l’écologie ? Réponse dans quelques mois.</p>
<p style="text-align:justify;">- Un impôt juste ?</p>
<p style="text-align:justify;">Même si beaucoup d’automobilistes pestaient contre la vignette, étonnamment comme en attestent les nombreux messages laissés sur les forums, beaucoup d’entre vous estimaient qu’il s’agissait d’une taxe plutôt juste car les personnes qui achètent des voitures puissantes et coûteuses sont censées pouvoir payer ce type d’impôt. Cette philosophie devrait demeurer.</p>
<p>Reste à savoir maintenant si vous êtes prêts à subir une nouvelle taxe.</p>
<p style="text-align:right;"><em><span class="texte5">Olivier Pagès (Caradisiac)</span></em></p>
<p><em></em></p>
<p><em><strong> Le point de vue des <a href="http://www.zurbains.com">Zurbains</a>!</strong></em></p>
<p>A partir du 1er janvier 2009, les propriétaires de grosses cylindrées devront s&#8217;acquitter d&#8217;un second malus écologique payable chaque année!</p>
<p style="text-align:justify;">Cette écopastille annuelle, ou plutôt &#8220;vignette malus&#8221; s&#8217;intègre dans la loi de Finances rectificative pour 2008, présentée par le ministre du Budget (Eric Woerth) dans l&#8217;article 63.</p>
<p style="text-align:justify;">La vignette nouvelle formule sera d&#8217;un montant annuel de 160€ pour les véhicules émettant plus de 250g de CO2 au kilomètre. Elle vient compléter le dispositif &#8220;bonus-malus&#8221; mis en place depuis le 1er janvier dernier (200€ minimum de bonus pour les voitures rejetant moins de 130g de CO2, malus d&#8217;au moins 200€ pour ceux émettant plus de 160g), conformément aux décisions du Grenelle de l&#8217;environnement!&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Cette écopastille devrait concerner 1% du parc automobile français, dont les immatriculations auront été faites après le 1er janvier 2009. Plusieurs modèles de véhicules seront concernés dont les grosses berlines françaises (Renault Vel Satis V6 essence ou Citroën C6 V6 essence), les plus gros 4&#215;4 et la plupart des voitures de sport&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Tout un chacun est nécessairement favorable au respect de l&#8217;environnement, mais beaucoup moins quand il s&#8217;agit de payer plus cher!&#8230; Les Français sont une fois de plus victimes des décisions qui n&#8217;ont pas su être prises à temps, aussi bien par les industriels que les gouvernements successifs!</p>
<p style="text-align:justify;">Est-ce la faute du consommateur si les industriels et les gouvernements n&#8217;ont pas voulu développer plus tôt des technologies moins polluantes? s&#8217;exclament différents consommateurs.</p>
<p style="text-align:justify;">Des véhicules propres, de type électriques ou à gaz, il en existe depuis près d&#8217;un siècle&#8230; et alors que les technologies hybrides ont essentiellement été développées par les japonais depuis près de 10 ans (Toyota Prius), aucun autre constructeur n&#8217;a su leur emboiter le pas!&#8230; Que de retard pris!</p>
<p style="text-align:justify;">Aujourd&#8217;hui, faute d&#8217;une offre commerciale suffisante, c&#8217;est encore au consommateur de payer plus cher et d&#8217;être taxé, s&#8217;il a besoin d&#8217;un véhicule plus grand ou plus puissant!&#8230;</p>
<p>OUI au respect de l&#8217;environnnement, NON au consommateur &#8220;vache à lait&#8221;!</p>
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