Les SansRien
Nous « SansRien » souhaitons faire connaître au plus grand nombre la réalité de la précarité vécue au quotidien et ses effets pervers, nous sommes les porte-paroles de toute notre tribu, les précaires, nous ferons en sorte que plus jamais aucun d’entre nous n’ait honte de sa situation, car seule cette société est responsable de notre précarité et c’est cette même société qui doit avoir honte de la situation à laquelle doivent faire face de plus de 11 millions de personnes et familles.
Nous demandons l’aide de tous, pour enfin, nous rendre visible, enfin, oser se lever, pour réclamer le droit à une vie digne.
Aidez-nous pour que nos voix portent loin et haut.
Nous sommes; des salariés; précarisés par des salaires de misère qui ne suffisent plus à subvenir aux besoins primaires de logement, de nourriture, de chauffage et d’eau, Des femmes, des hommes seuls, qui élèvent un ou plusieurs enfants, et qui avec un SMIC doivent pourvoir aux frais primaires (logement, nourriture, chauffage, eau) mais aussi aux frais de garde des enfants, de cantine, et de transport ;
Des personnes handicapées qui ne peuvent vivre dignement, juste tenter de survivre avec une allocation d’adulte handicapé, ou une pension d’invalidité qui n’atteint même pas l’équivalent d’un SMIC; à l’heure où l’Etat nous refuse le droit à l’euthanasie, les mêmes permettent notre assassinat collectif, car l’énergie que l’ont met dans notre survie et celle de nos enfants est autant d’énergie de moins à combattre la maladie.
Difficile un suivi médical, oubliés les soins dentaires, les suivis ophtalmologiques, beaucoup ne voient plus le médecin que dans l’urgence, que dire des besoins essentiels, alimentaires et vestimentaires.
Savez-vous que la maladie, le handicap, n’ont pas la décence d’attendre que nos enfants soient grands ?
Des enfants privés de culture, pour qui aucun loisir n’est possible, qui jamais ne partent en vacances en colo, et encore moins en famille, qui ne savent pas comment est faite une salle de théâtre, de concert.
Il y a des pères, des mères sans enfants, la société leur a pris, ils n’étaient pas mauvais parents pourtant ; mais l’assistante sociale leur a dit que c’était mieux pour eux: Ils auront un toit, un lit des habits et à manger, mais seront ils heureux ? Avec 200 ou 300 € de plus par mois, ils seraient encore dans leur maison, ensemble, mais voilà; maman et papa sont à la rue, et les enfants sont perdus.
On donnera trois fois plus à la famille d’accueil ; ça donne envie de hurler; c’est la société qui devrait avoir honte, pas eux.
Des personnes âgées, qui se laissent tomber, des suicidés laissant des orphelins ou des parents désespérés, des chômeurs, des Rmistes, des intérimaires, ou encore des intermittents du spectacle .
Voilà notre TRIBU, celle dont ont se revendique.
Nous allons nous battre, nous tenir debout, et soutenir ceux qui ne le peuvent déjà plus, et mourir peut être …….Mais dans la lutte, sans plus avoir peur !
- Nous n’avons plus rien, mais nous sommes toujours citoyens,
- Nous sommes 11 millions de personnes non défendues, non entendues.
Nous portons à votre connaissance nos exigences.
Revendications
- Exiger que l’on nous reconnaisse comme CITOYENS,
- Exiger que l’on respecte notre dignité,
- Refuser d’être infantilisés, humiliés.
- Mise en place d’une commission que nous souhaitons animer, pour trouver des solutions immédiates, comme celle de l’application d’une « charte de respect » qui ne permettrait plus, sous peine de sanction, l’humiliation de gens précarisés par des salariés de services sociaux.
- Formation spécifique de tous les acteurs sociaux pour mieux appréhender ce public fragile que nous sommes,
- Maintien des enfants dans leurs familles quand la seule raison motivant le placement est matérielle ou directement liée au manque d’argent,
- Etre mandatés, pour aller dans les CAF, les Conseils généraux, les centres de Sécurité Sociale, les CCAS, aider les travailleurs sociaux à mieux appréhender ce public de précaire que nous sommes, en témoignant de nos expériences, et de celles qui nous sont confiées, afin d’apaiser des relations souvent difficiles, et pour une meilleure compréhension de part et d’autre, participer à la création de plaquettes informatives afin que chacun ne puisse plus méconnaître ses droits, comme ses devoirs.
- Un revenu au moins égal au Smic, pour toute personne qui ne serait pas en état de travailler, ou retravailler, et des aides matérielles et humaines suffisantes pour assurer une vie digne à chacune de ces personnes, des aides adaptées pour les familles monoparentales.
- Mettre en place des aides éducatives, des moyens pour un suivi éducatif, efficace et cohérent, et une véritable collaboration dans le projet éducatif, ou l’éducateur ne serait là que pour appuyer les parents afin que la maladie qui les handicape, ne handicape pas leurs enfants, et qu’ils ne soient pas déchus de « fait » de leur rôle parental
- L’accueil gratuit des enfants dans des structures de loisirs (sport, culture, etc.).
- La mise à disposition de places gratuites dans tous les lieux festifs, les théâtres, les cinémas, les concerts, la prise en charge des activités extra-scolaires sportives ou culturelles.
LES ETAPES, partout, ensemble, et jusqu’au bout !
Départ de Bordeaux le Lundi 9 juin puis Bayonne le Lundi 9 juin, Toulouse Mardi 10, Montpellier Mercredi 11 Juin, Marseille Jeudi 12, Lyon Vendredi 13, Dijon Samedi 14 Dimanche 15, Strasbourg Lundi 16, Metz Mardi 17 juin, Lille 18 juin, Rennes Ile et vilaine Jeudi 19, Tours Vendredi 20, pour finir en Région parisienne les 21, 22, 23 et 24 juin.
par Les SansRien
Cet article a été publié à juin 11, 2008 à 8:31 et est archivé sous 3 - coups de gueule avec des tags précarité minimum sociaux détresse sociale misère e. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cet article grâce au flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou un trackback depuis votre site.