La gauche existe. Elle est présente partout, diffuse, active et mobilisée. Ses engagements, ses combats sont portés au quotidien par autant d’associations, de groupements d’intérêts, de collectifs ou d’individus. Elle réside dans la société civile qui n’a sans doute jamais aussi bien porté son nom. Elle échange, discute, proteste, agit, se mobilise. Elle existe parce qu’elle est vivante, inventive, créatrice d’espaces d’expression, de lieux d’espérance et de lieux de combats. C’est une gauche militante qui réussit la synthèse entre revendications collectives et affirmation des individualismes.
Que ses combats soient consuméristes, corporatistes, défenseurs des libertés individuelles et collectives, qu’il s’agisse des droits de l’homme, des droits sociaux (droit au logement, à la dignité de la vie,…) de la préservation de l’environnement, de la promotion des solidarités, du développement durable, de l’éducation… partout elle est mouvante, éphémère quelquefois, ou plus durable ailleurs.
Cette gauche vivante existe partout sauf, semble-t-il, au cœur de la gauche partisane. On a le sentiment que le poisson est sorti du bocal, tant il est vrai qu’il n’y a guère que dans les partis qu’il soit difficile, désormais, de la rencontrer.
Et le parti socialiste n’est pas le dernier bocal à être déserté par le poisson !
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